Amel Hakem chez Pleyel

Biographie d’Alain-Armel Hakem

Né le 28 Octobre 1944 à TLEMCEN (la Ville d’Art et d’Histoire ),
sa nationalité est Française.

Son Père qui a passé sa vie à la Compagnie Générale Transatlantique, lui inculqua dès l’âge de 10 ans , plus que la bonne Education, je veux dire les choses que l’on enseigne aux enfants qu’à l’âge de 15 ans. Ce jour du 28/10/1954 il lui dit si tu fais quelque chose de tes mains fais le très bien et si tu n’est pas sûr de toi ne le fais pas c’est mieux que de faire des bêtises, mais il faut toujours observer les choses sur tout les angles pour comprendre .

Alain-Armel voulait faire le même métier que son Père c’est à dire Capitaine au long cours mais afin de vivre auprès de sa nombreuse famille ( à l’époque 5 enfants qui deviendront 10 par la suite ) et son épouse. M . HAKEM a renoncé à la Navigation et obtint un poste de chef de comptabilité. Pour lui sa femme et ses enfants (sept filles et trois garçons ) passaient avant tout , surtout que, Alain-Armel est venu au monde après trois filles , la seconde fille est décédée en 1942 les parents n’y croyait plus , encore une fille, bienvenue mais l’idée d’avoir un jour un garçon s’amenuise jusqu'à ce vingt huit Octobre 1944 où le bonheur des parents, des grands parents et toutes la familles ainsi que les proches était à son comble . En 1947 à l’âge de 3 ans, Alain-Armel va nous révéler sa personnalité. IL lui est arrivé de pleurer longtemps en désignant avec sa main la seule Photo en couleur du Paquebot NORMANDIE à l’époque, tirée à 500 exemplaires, produite par la Compagnie des Arts Photomécaniques 44rue Letellier 15éme arrondissement Schiltigheim (BAS RHIN ) que son Père avait reçu en cadeau en juin 1937, d’après son père une fois le cadre par-terre Armel souriait. Nous reviendrons au Paquebot NORMANDIE un peut plus tard car depuis 1965 Alain Armel l’a étudié pendant 9 années, pour le connaître en détail.

Nous sommes le 15 mars 1956 jour de l’anniversaire de son père qui fête ses 35 ans et Alain Armel profite de cette occasion pour demander à son Père de lui acheter un piano PLEYEL droit qu’il vient de voir chez un antiquaire pour 150 francs papa accepte de suite et le lendemain le piano est livré dans la villa familiale.

Le jeune Alain Armel bricoleur et qui n’hésite devant rien, remarque sur le clavier qu’une quinzaine de notes ne fonctionnent pas, avec précaution, il démonte le panneau du haut le cylindre ( fermeture du clavier ) il regarde cette impressionnante mécanique qui lui semblait comme une véritable usine, fasciné aussi par le plan de cordes, le cadre en fer et les chevilles. il se baisse pour voir comment démonter le grand panneau du bas et découvre avec admiration le croisement des cordes filées et des cordes acier, la table d’harmonie et les mouvements des tringles de pédales . Il reste là des heures à regarder et prendre des notes à un point tel que sa mère finie par le gronder pour passer à table avant d’aller dîner il remonte le piano et dit avec malice a ses parents : je crois que je vais pouvoir réparer les notes qui ne marche pas, enfin je pense. De ce piano, il a rêvé toute la nuit, peut de temps après il a réussi à faire marcher les notes qui jusque là refusaient leur bons offices, 10 jours après, le bruit court d’un quartier à l’autre qu’il répare des pianos. De ce faite, il rentre chez lui avec des sommes entre 40 et50 francs ( pas mal pour l’époque 1956 ) Mais Alain Armel réalise très vite qu’il lui manque l’essentiel et un apprentissage très sérieux, pour ne pas prendre l’habitude de rester faible et sans connaissance dans ce métier noble depuis qu’il a eu son piano il réparait en changeant des lanières, les ressorts et il a très vite compris que tôt ou tard les clients finiraient par se rendrent compte, il décida de parler a ses parents, mais pour la maman c’est négatif . la pauvre mère, lui demander de se séparer de son préféré était hors de question voyant que sa mère très malheureuse de cette brutale décision Alain Armel embrasse sa mère et lui demande pardon et qu’il allait réfléchir et reporter ce projet à l’année prochaine.

L’été et l’hiver sont passés, nous voilà au printemps 57, Alain Armel aborde de nouveau son départ pour la France, tout en expliquant à sa Mère qu’il allait à Paris juste pour trois mois afin de suivre un stage puis revenir auprès de sa famille à Oran .

Pour le moment, sa mère refuse toujours de laisser partir son fils qui n’a même pas 13 ans. Il va falloir attendre début juin pour relancer la discution cette fois avec son Père et sa Mère. En attendant, Alain Armel écrit à toutes les grandes maisons de pianos, PLEYEL, ERARD, GAVEAU, enfin à LABROUSSE, OURY et les PIANOS HALL ( qui était monsieur Richard chez PLEYEL ) et la maison HAMM. Des sept maisons de pianos quatre ont répondues favorablement, bien sûr il avait dit qu’il été réparateur.

Enfin la fin Mai arrive, demain nous serons le 1er Juin Alain Armel n’a qu’une idée en tête ; c’est de réaliser son rêve. Ce jour là, Il s’adresse à ses parents et relance son projet de partir,

Devant la fermeté de son fils, le Père, dit à sa Mère: laisse le aller suivre son destin, et sa Mère dit oui .Sans plus en attendant ce 12 Juin 1957. Alain Armel accompagné par ses Parents à l’aéroport d’Oran, embrasse sa Mère qui ne le lâche plus, puis son Père et r’assure sa Mère de nouveau que dans trois mois il serait de retour parmi eux .

Enfin il prends la l’avion pour Paris. Une fois à Orly il est appelé à l’accueil et là, un homme lui dit vous êtes sûrement le jeune Hakem, je suis un ami de votre Père mon Nom et Perchico je dois vous conduire à Paris, à votre Hôtel à Clignancourt.

Ce brave homme qui était directeur des passages avec monsieur Hakem à Oran avait été muté provisoirement à Paris au 6 rue auber siége de la Compagnie Générale Transatlantique.

Une fois à l’Hôtel Monsieur Perchico dit au portier voulez vous monter ces bagages dans la chambre 206 que j’avais réservé pour ce jeune homme nous allons déjeuner en face, au snack Monsieur Perchico téléphone à son Père et lui annonce que tous va bien.

Il traversent la rue et recommande le jeune Alain au patron de l’Hôtel en lui laissant un numéro de téléphone et à Alain il lui donne sa carte de visite, voilà pour quoi que se soit, il le quitte et Alain Armel monte dans sa chambre, assis sur son lit et pleure beaucoup pour avoir quitter sa demeure familiale et surtout pour sa sainte Mère.

Il fini par s’endormir, se réveille à 17 heures 30 m fait un saut à la poste donne un numéro pour appeler Oran, après 25 minutes il obtient la maison puis sa Mère, qu’il embrasse tendrement et entend la voix de son père qui lui dit prend soin de toi et fais attention pour tout.

Son Père, voyant sa femme angoissée il n’a pas pris l’appareil pour laisser tout le temps à sa son épouse de parler avec son fils.. .

Deux jours après, Alain Armel laisse tomber toutes les maisons de pianos, pour le moment il choisi de s’attaquer à l’usine PLEYEL à Saint Denis ( Carrefour PLEYEL ), celle-ci lui déclare ne pouvoir donner suite, étant au complet .

Il prend le Métro descend à la station Carrefour PLEYEL, dit gardien qu’il voulait voir le Directeur. Le gardien lui répond qu’il faut traverser la voix de chemin de fer, au fond le 2° bureau à droite, il frappe à la porte et une voix dit Entré Alain Armel pousse la porte et salut le Directeur puis se présente. i  

Le monsieur le fixe un instant et ouvre un tiroir, prend un dossier, lui répond vous êtes le jeune Hakem ? oui monsieur, je suis venu pour apprendre le métier chez vous. Comment je vous ai répondu (non) , vous avez eu le culot de traverser la Méditerranée, pour venir à l’aveuglette j’espère que vous avez de la famille à Paris ? Non monsieur, je suis seul à Paris.

Que fait votre Père dans la vie ? il est chef de comptabilité à la CGT mais auparavant il était Capitaine au long cours il a laissé tomber la navigation, pour être avec sa Femme et ses neufs

Enfants, je pense que vous avez pris des billets aller retour ? le jeune Alain Armel ne répond pas, dans l’espoir d’être accepté, le Directeur conclu non je ne peux pas vous garder ,surtout, seul dans Paris c’est trop dangereux pour votre âge, je vous conseille de retourner chez vous, merci monsieur mais je ne retourne pas chez moi, je suis venu apprendre le métier et je le ferais de A à Z, au revoir monsieur. Le jeune homme ne s’avoue pas vaincu et il lui faut beaucoup plus pour le décourager, le lendemain il se lève à 6 heures pour être à 7 heures 30 m précise à la porte de l’usine, le directeur le voit de loin, arrive à sa hauteur et lui réitère mais je vous ai dit non hier. . .

Alain Armel décide d’attendre midi, ce qui le gêne un peu c’est le froid dont il n’est pas habitué, à 12 heures le patron sort ainsi que le personnel administratif, revoit le jeune

Hakem , allez vous faire le siège ici 24 heures / 24 ? avec ce froid, s’est de la folie.

Alain est gelé et tient bon il court dans un bar pour avaler le plat, du jour et un café en sortant il a remarqué qu’il fait plus froid, en effet ce mois de juin 1957 est le plus froid depuis 1942.Alain Armel a pensé que le patron allait céder, il reste présent jusqu’à 17 heures et par bonheur le directeur quitte son bureau à 16 heures 45 m et il croise le jeune Hakem « Toujours là ? encore vous ?!Alors viens sale gosse tu veux devenir accordeur-réparateur de pianos et bien tu vas en baver, c’est moi qui te le dit, il fait asseoir le jeune homme, décroche le téléphone et appelle le plus grand chef des Ateliers, celui-ci vint de suite et le directeur lui dit ce jeune pied-noir viens d’Oran, il a fait le siège devant l’usine, il prétend savoir faire des réparations et veux être accordeur, vois ce que tu peux en faire Rénier.

Celui-ci a préféré garder le jeune adolescent avec lui au lieu de le confier à un autre Atelier, Pour le moment il pose quelques questions au jeune Alain Armel et voyant l’heure le chef de service dit à demain matin ici on commence à 7 heures 30, où habitez-vous ? à la porte de clignancourt Monsieur, à l’hôtel .Bien c’est ma direction aussi je vous dirais où il faut descendre merci Monsieur, on ne saura jamais pourquoi le grand chef de service de chez PLEYEL n’a pas tutoyé le jeune Armel mais il ne l’a fait qu’en 1980, une fois à la retraite par contre il a appelé Armel dès le départ . Plus tard Armel demande a son chef pourquoi pas Alain, «je n’aime pas les prénoms courant. » Enfin ils se retrouvent le lendemain matin à 7heures30, et le calvaire de la journée commence par un travail éreintant en sciant un tronc d’arbre en tranche de 10 centimètres chacune, le soir il avait des cloques plein les mains.

Et le jeune Armel ne s’avoue pas vaincu, vers 17 heures le grand patron entre dans l’atelier et demande au chef alors Renier qu’est ce que ça donne ? monsieur Renier répond à l’accord il ne connaît rien mais c’est normal pour son âge pour le reste il s’accroche sérieusement et je le garde avec moi, Renier vous êtes le seul juge.

Là, commence un apprentissage complet, la chance d’Armel c’est qu’il apprend très vite possède une oreille musicale très fine et comprend au quart de tour, aussi son chef est très satisfait de son jeune protégé. Il lui est arrivé de confier à Armel des travaux auquel il n’a jamais eu connaissance tel un sautereau ou une rosace de Clavecin et sur un simple modèle, devant ses yeux ou sur une sculpture d’une console d’un Piano en bois de hêtre ou du massif, noyer et même du palissandre sur certains modèles Enfin l’année 57 s’achève avec succès, il fait des réglages des étouffoirs, en réalité son chef est conscient que son jeune apprenti était très doué, tout en sachant de ne pas trop lui demander il préfère lui inculquer les travaux dont il est capable, surtout qu’il vient d’avoir 13 Ans. Le Patron est très content ainsi que le grand chef mais surtout Armel qui a comprit dès le départ d’avoir été accepté à l’usine PLEYEL( CARREFOUR PLEYEL ou le Train de vingt wagons entrait pour décharger les essences de tous bois, surveillés et entretenus pendant 10 ans avant la découpe, dans cette principale et prestigieuse maison de Pianos de Clavecins de Harpes et la réparation de tout instruments à corde et à vent y comprit les orgues par exemple celui de la salle Pleyel, de la Cathédrale de nôtre Dame de Paris et de tous les lieux de culte du reste l’orgue de la salle Pleyel avait été

démonté début des année 1980 pour être offert à Pierre Cochereau alors directeur du conservatoire de Lyon. Mais avant il était Directeur du conservatoire de région de la ville de Nice. s’est ce grand Homme qui 13 ans plus tard fera venir Alain Armel Hakem de Paris en1972. IL s’est lié d’amitiés depuis 1968 avec Armel qui l’ assistait pour les concerts d’orgues à nôtre Dame et celui de la salle Pleyel. Mais revenons à l’apprentissage des douze années et une année supplémentaire à la salle de contrôle de tous Pianos sortant de la manufacture. L’année de 1958,passée ; le 4 Février 1959 un événement se produit 10heures 15, miracle le Général de GAULLE en personne arrive à l’usine, accompagné de notre directeur du dessinateur de l’usine ; cinq minutes après arrive le ministre de la culture, attiré par le Général de GAULLE, l’ensemble du personnel se précipite pour le voir. Le jeune Armel malgré sa taille de 1,75m et son très jeune âge est fixé du regard par le Général , qui lève les bras et demande à Armel de s’approcher en disant Ah la jeunesse, l’espoir de la France. Le but du Général est de commander un piano demi-queue pour son Ami le président Eisenhower. Le Général explique ce qu’il veut, le dessinateur lui montre , plusieurs modèles et Celui-ci trouve tous les spécimens à son goût et décide d’ajouter quelques guirlandes sur les côtés puis une ceinture au tour du couvercle en laiton travaillé et un placage en ronce de noyer sur le dessus du (cylindre fermeture du clavier). Le Général de GAULLE demande le délai et le directeur se tourne vers Renier ce dernier dit mon Général dans deux jours notre dessinateur vous apportera le dessin et je vous promet que selon votre réponse je vous donnerai le temps précis qu’ils nous faut pour la réalisation de votre piano, merci monsieur Renier, merci à vous mon Général de nous avoir honoré par votre présence. Le directeur accompagne le Général et le ministre de la culture dans la cour, le chauffeur se précipite au volant de sa traction avant Citroën 15-six avant de monter dans sa Limousine noir il dit dites moi monsieur Ballet ce Renier n’est pas apparenté avec le Prince de Monaco ? Non mon Général il est bien Français il est né au Havre et travail à Pleyel depuis 1928 il avait 15ans et son père était déjà à Pleyel en 1906 mais lui, travaillé aux Clavecins. Il m’a été dit à maintes reprise que cet homme est réputé dans le monde entier, oui mon Général c’est la vérité, bien ballet il faut que je pense à le récompenser ne dites rien on le fera quand le piano sera terminé comme il vous plaira mon Général, dans deux jours au téléphone, à votre service, mon Général, le ministre de la culture monte dans sa voiture une Renault Vedette et dit à son chauffeur de rester derrière la voiture du Général. Le directeur rejoint son principal chef de service Renier et lui annonce que le Général le connaît de réputation le chef de service répond tout ça est bien gentil mais à cause de cette nouvelle commande spéciale nous allons avoir du retard pour les pianos habituels, que faire répond le directeur, je pense qu’il vous faut un mois ou 40 jours pour arriver à bout. Le délai de fabrication peut être même de 15 jours ce qui ne faut pas oublier c’est la stabilisation du piano il faut l’éprouver il faut l’observer il faut le jouer après l’avoir joué tout les 6heures il faut l’accorder de nouveau ce n’est pas un piano de série c’est un pièce unique.

Le jeune Armel est très passionné pas cette nouvelle commande du Général de GAULLE et il se dit mon chef va certainement me confier quelques choses car Armel adore les risques.

Son chef lui dit allons manger et le directeur les suit à la cantine de l’usine mais il est rare que monsieur Ballet Edmond mange à la cantine pour ne pas gêner les employés dans leurs discutions pendant les repas. Messieurs Ballet et Renier entament une discussion sur cette nouvelle commande la plus prestigieuse de l’histoire de Pleyel depuis 1807. Monsieur Renier dit à Armel mon Garçon à vôtre âge je mangé de fois plus alors allez vous resservir à volonté, oui monsieur ,Armel revient et Monsieur Ballet lui demande personne ne t’a fait une remarque non Monsieur si quelqu’un te fait une la moindre remarque il faut le dire à ton chef immédiatement oui Monsieur Ballet merci. Le garçon demande vous voulez Patron ? oui deux jean SVP. Les deux hommes avalent leur café et se lèvent en même temps que jeune Armel qui va avec son chef à l’atelier et le directeur rejoint son bureau . deux jours plus tard c’est à dire le vendredi 6 Février 1959 le directeur Ballet a reçu la commande ferme et définitive. Le principal chef Renier dans l’après midi a commencé à sélectionner les techniciens pour réaliser ce chef d’œuvre du savoir faire Français, unique dans le monde entier. Un jour de 1925 sur un simple pari contre trois pays Pleyel a inventé un piano en verre épais de 8 centimètres, rectangulaire, avec un seul cadre fer, un clavier à chaque bout

un seul pied de soixante dix centimètre de diamètre, son poids total de 795,74 Kilo-grammes, il pouvait pivoté sur lui même en le prenant par une oreille il faisait de 9 à11 tour avant de s’arrêter net ce Piano n’a rien avoir avec le monopode d’aujourd’hui ). Monsieur Renier a fait son choix et 27 techniciens ont était choisi pour cette réalisation, chacun de ces employés Est spécialisé pour une tache, c’est à dire celui qui fait la Table d’Harmonie était formé que pour ça, enfin chaque homme avait sa spécialité mais ne pouvait faire autre chose, bien que Pleyel comptait 2000 ouvriers avant la guerre, puis 1149 après la guerre, il y avait quand-même une trentaine par profession exemple 30 caisseurs 30 tableurs, 30 pour les placages, 30 pour les pieds et les tailloirs ( fileté ) 30 pour les cadres fer, 30 monteurs en cordes, 30 finisseurs, pour les assembleurs des claviers et des mécaniques et pour les ajustages des pistolets il y avait 45 ouvriers, 27 ouvriers pour le montage des étouffoirs, 16 manœuvriers , 28 pinceurs ,11 peintres pour la dorures pour les cadres fers, 105 personnes qui s’occuper des Clavecins des Harpes et des Orgues 700 Accordeurs dont 97 non voyants,500 de ces Accordeurs travaillés dans Paris et la banlieue et les 103 Accordés à l’usine et François-1er à Paris 8e. Sans oublier les 7 chevronnés qui ont choisi l’apprentissage le plus complet de a-z et la réparation de tout instruments à cordes et à vent donc les six dont le fameux RENIER ROLAND et son protégé Armel HAKEM qui très bientôt sera le septième et le plus complet après son grand chef connu mondialement et le grand patron de PLEYEL qui est fier de lui grâce à l’entente cordiale que Monsieur RENIER a su faire instaurer dès le début. C’est pourquoi et à cause de ces Techniciens de premier ordre que l’usine PLEYEL sortait 1000 Pianos par mois tout modèle confondu .

Ce lundi matin n’est pas comme tout les lundis passés ce matin là notre futur Facteur de Pianos s’est levé à 5 heures et ne cesse pas une seconde de penser à ce Piano, et se dit à plusieurs reprise «  ce modèle va être une véritable réussite.« Sa qualité première, du jeune Armel est de deviner les choses, en particulier et ce qui touche de ses mains exemple même une simple ficelle avant de la tendre ou une corde en générale il connaît la résistance ce qui a plu à son chef de service, il n’attaque jamais un travail sans réfléchir et peser le pour et le contre un autre exemple le serrage d’un cadre Fer qui est de loin d’être une mince affaire les vis sont de taille et il faut les serrer, sans les bloquer pour s’arrêter à 2 millimètre avant le blocage totale

De chaque vis et surtout ne pas les faire  foirer ni les casser. Un dernier point, Chez PLEYEL il y avait des machines hydraulique, qui dataient depuis la création en 1807 mais ces machines pouvaient marcher à vie.( certains comme le Père LAMAR, TONOLIER, SMITH et RENIER MAURICE arrivaient à se tailler les ongles sur la toupie ) le Père de RENIER ROLAND le chef principal de l’usine qui avait le contrôle des 1149 Techniciens et que Armel HAKEM à eu la plus grande chance de sa vie d’être accepté par ce merveilleux maître qui s’avait faire face à n’importe quel problème et qui s’avait aussi transmettre son savoir faire qu’à Armel parce qu’il savait que ce dernier étais doué et qu’il lui obéissait au doigt et à l’œil avec le plus grand respect. Monsieur RENIER avait certainement formé quinze Elèves tous bons dans les années 40 à 55 et il le dit haut et fort à ceux qui veulent l’entendre « Armel est mon meilleur, il comprend au quart de tour ou alors Armel m’étonnera toujours enfin Monsieur RENIER considère Armel comme sont fils et Armel aime beaucoup RENIER pour sa grande compétence sa loyauté et humanisme et ça son chef le sent bien. Il est à peine 7heures 30, Armel présent le premier et voit se rassembler les 27 Techniciens que le grand chef de service avait sélectionné pour mettre en chantier le chef d’œuvre du 177ème Pianos de style que le Général DE GAULLE nous avait honoré pour le réaliser en toute confiance et avec fierté. Le dessinateur est là aux ordres du grand chef, étale ses plans sur la table Royale comme l’a surnommée Ignace PLEYEL, cette table lui appartenait depuis 1831, né à RUPPERSTHAL à côté de VIENNE en 1757 il s’installe à PARISen 1792, Compositeur Autrichien, il, fonda une maison d’éditions musicales puis, en 1807, une fabrique de Pianos. Mais il n’aimait pas se faire appeler IGNAZ il préférait IGNACE,quant à la Salle PLEYEL elle a vue le jour qu’en 1927 au 252, rue du faubourg saint Honoré dans le 8ème arrondissement. Cette merveilleuse salle PLEYEL avait un Orgue monumental dont le nombre de tuyaux dépassait les 600 et qui occupait deux étages pour le dépannage Monsieur RENIER et Armel avait les poches remplies de papier journal et le tournevis accroché autour du cou pendant les concerts, surtout ceux de Monsieur Pierre COCHEREAU, qui on le sait a privé la ville de Paris en 1972 de Armel HAKEM, qui est devenu le plus grand accordeur reconnu dans le monde du spectacle, du Classique, du Jazz et de la variété surtout en France, à Monaco, on Angleterre les Etats-Unis et le Japons, grand comme son regretté chef dont il n’arrive pas à s’en remettre et par modestie il dit « je ne suis rien devant mon Maître RENIER  ».

La suite est en préparation.